Toujours en retard de deux guerres,
Ils voient alors la dictature,
Avec les yeux qu’on avait hier,
niant ce jour sa signature.
*
C’est qu’aujourd’hui, tous les tyrans
Ne voulant plus être pendus,
Ont fait l’école où on apprend
A parler par sous-entendus.
*
Et c’est maintenant, sans barreau
Qu’on enferme la liberté,
En faisant de toi le héro
D’un leurre à l’imbécilité.
*
Propagande et pensée unique
Ont remplacé les miradors,
Aux illusions de République,
Depuis des mois, on nous endort.
*
On repeint notre libre arbitre
A la couleur de leurs valeurs
Et n’ayant plus droit au chapitre
On va tous tout droit au malheur.
*
La prépotence a mis ses stances
Aux pareidolies qui spolient,
Privant de chance l’existence,
Tant de folie on la remplit.
*
Notre pays est dans les mains,
De ceux qui ne voient que le fric,
Autant dire que nos demains
Ont déjà le goût de la trique,
*
De cette proche dictature,
On en sent déjà la peinture !
Août 2019