Quand, nuits d’étoiles bleues, caressées de promesses,
Nos deux corps confrontés en écho de fragrances
Exhalent dans le noir de vrais parfums d’ivresse,
Sous l’offrande du lin, se voient les transparences.
Quand, nuits blanches de jeux, à l’appel de mes mains,
T’ouvrant sans retenue, sans pudeur, sans silence,
Tu t’accordes à la vague qui anime tes reins,
C’est l’ombre de la mer qui veut là sa semence.
Quand, nuit d’argile tendre, aux creux de tes sillons,
Mes doigts aux cents cristaux, brisent tes arabesques,
Les brumes de ton cœur n’ont plus de vraies raisons.
Et quand, nuits de tendresse, aux murmures des yeux,
L’aurore se souvient, de ses heures dantesques,
Tes serments d’autres nuits, me font présomptueux …
Octobre 2008
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle :Mélissa