Inexorablement, aux envolées du vent,
Les sables du désert vont au diable vauvert
Passant les océans pour quitter le néant
Où se pleurent les vers des prémices d’enfer.
En vagues déferlantes, au rythme de l’andante
Ils recouvrent le vert de leur autre univers,
Acculant vers la pente une onde décadente
Que des lustres d’hivers font marcher à l’envers.
Conquête sans fusil d’un monde assoupi
Qui ne crut à la fable au petit grain de sable
Poussé sous le tapis pour éviter l’ennui.
Reste à voir maintenant, de ce monde et du temps,
Si là, dessus l'autel, l’équilibre est gérable,
Le sable conquérant étant toujours gagnant !
septembre 2009
Photo : Patrick Wecksteen , modèle Arina