J’ai au moins sept mots à vous dire,
Sept adjurations à vous faire
Et pas la peine de m’interdire
De vous parler de vos affaires.
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Inconscients, bandits, incapables,
Nuls, sans cœur, falots, imprudents,
Vous sept là au tour de la table,
Vos défauts sont si évidents,
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Que dans chacun de vos pays
On ne croit plus à vos promesses
Tant vous avez déjà faillis
Dans vos sermons et dans vos messes.
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Vous n’aimez pas votre Nation,
Vous ne rêvez qu’à un royaume
N’ayant, des gens plus la notion,
Ni des serments du jeu de paume.
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Vous ne voyez qu’à aujourd’hui
Préoccupés par vos mandats,
Vous moquant si demain, la nuit
Primera sur vos agendas.
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Du climat vous vous en foutez
N’en regardant rien que l’aubaine
Et donc la possibilité
D’y aller de votre rengaine ;
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La pauvreté vous indiffère,
Seul votre ego vous intéresse
Et vous n’en avez rien à faire,
De tous ces gens que la vie blesse.
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Vous ne songez qu’à votre image
Et à ce qu’au livre d’Histoire
On dira de votre ramage
Quand vous serez au purgatoire.
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Vous vous croyez les grands du monde
Quand vous n’êtes que les pantins
De ces banquiers, au fric immonde,
Qui vous gavent chaque matin.
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Et dans tout votre cinéma
C’est vous seuls que vous rassurez
Tant vous n’êtes qu’en proforma
La facture que vous nous tendez.
*
Sept mercenaires, sept salopards
A n’être rien que le reflet
De la terre sa triste part
Celle ou ne sont que des regrets !
*
Et où tous ces sept très gros cons,
Nous coûtent, de dingue, un pognon !
Août 2019