L’haleine de mes jours sent l'ombre de tes yeux
Un tapis de sous bois plein de feuilles et de fleurs
Rhapsodie de l’envie, secret malin des dieux ;
Et lorsque je me perds aux hasards de la vie,
C’est l’odeur de ton corps qui me laisse alouvi !
*
Fragrances de russules et d’humus d’herbes drues,
Senteurs d’hiver, de terre en bouquet d’impromptus,
Baume rassérénant au toucher délicieux,
Étalages d’orient entourés de mystères,
De philtre fabuleux aux substrats délétères.
*
Orviétan distillé de perles de rosée
Qui capture mes sens de trop avoir osé,
Me faisant voir le temps, de clichés malicieux
Où se brûlent mes mains à caresser ta peau
Que ses parfums d’amour me délivrent en cadeaux
janvier 2010
Photo de Patrick Wecksteen.