On passe sa vie sans rien voir,
à marcher tels ces éléphants,
qui ne peuvent que se mouvoir,
dans la savane , en se suivant,
*
On a juste le cul de l'autre,
exposé là devant nos yeux,
alors comme de bons apôtres ,
on ne se fie qu'à ceux des cieux,
*
C'est donc aux bruits de leur tam-tam
qu'on a du pays les idées
tant on leur a vendu notre âme,
étant , d'avancer , obsédé,
*
Et quand un jour , d'être trop vieux,
quittant le jeu pour l'ossuaire,
tu peux enfin voir tous ces lieux,
n'est pas besoin de luminaire,
*
pour voir qu'on t'a pris pour un con
car rien ne rime à l'Hélicon !
Juin 2019