Lorsqu'on a pris conscience, à vivre à cent à l'heure
qu'on en a moins devant , qu'il y en a derrière
et que c'est si fragile un morceau de bonheur,
on voit différemment le temps et ses barrières,
*
Alors toi l'inconscient, qui n'a pas tout compris,
qui de l'éternité , pense avoir le permis
et qui de ses problèmes en fait payer le prix,
oublie moi désormais et pas juste à demi !
*
Mon temps m'est trop précieux pour le perdre en vétilles,
mes jours sont bien trop courts pour tes us et coutumes,
je n'ai plus de secondes à donner aux pointilles
et à être au marteau ce qu'on met sur l'enclume.
*
Je veux de mes minutes en avoir que pour ceux
sachant rire et sourire, sachant prendre le temps ,
de regarder les autres sans s'en vouloir envieux,
en se réjouissant encore du printemps,
*
Ne cherchant pas l'argent ni les titres et honneurs
n'ayant de leur ego pas envie de bataille,
ne faisant pas la course aux cordées des meneurs,
ne voulant des puissants pas être valetaille,
*
Je veux vivre mes heures en écoutant le vent,
voir voler les oiseaux et voir pousser les fleurs ,
entendre les chansons qu'on fredonnait avant
et apprendre aux poissons à éviter les leurres ;
*
Je veux du temps pour lire et pour encore apprendre,
comment toujours les loups , aux dents si acérées
peuvent être contrôlés , afin de mieux défendre
ces moutons apeurés d'être trop sidérés ;
*
Je veux de tous ces pauvres exploités et spoliés
leur redonner l'envie de relever la tête
afin qu'en dignité, ils puissent délier
les liens de ces voyous qui confisquent la fête
*
Et je veux que les mots qu'on trouve sous ma plume,
procurent à tous ces gens , plein de bonheur anthume ,
Juin 2019