Ton herbe et leurs ersatz acerbes
Ont apporté tant de chagrin,
Qu’il eut fallu que l’on désherbe
Jusqu’au plus petit de leurs grains.
*
A promettre du paradis,
Ouvrant les portes de l’enfer,
Et à jouer la tragédie
De tout ce qui va se défaire.
*
Pour conserver des équilibres,
Vos mains occultant tous vos yeux,
Vous laissez pleurer les félibres,
Criant tout haut , que c’est odieux !
*
Et des plages des Caïmans,
On voit partout des crocodiles,
Blanchir leur produit bitumant
De leur saloperie de deals.
*
Du Libéria, à Panama,
De Gibraltar au Delaware,
Chacun a son propre schéma,
Pour de ce fait, s’en dire ignare ;
*
Banquiers, parents et gouvernants,
Vous êtes tous là les complices,
De ce marché donnant, donnant,
Où vos lèvres vont au calice.
*
Et si demain, là votre enfant,
D’un trop d’aiguilles, se fait la malle,
Il ne faut pas de l’olifant,
Dire que le son passait mal ;
*
A Roncevaux, Roland aussi
A succombé à ce souci.
novembre 2012