Avoir comme un nabi, cet art de tout nous dire,
en deux ou trois couleurs et en un simple trait,
réinventant le vide , au lieu de l'interdire,
afin qu'on se confronte au monde de l'abstrait.
*
Oublier la matière, avec du fil de fer,
nous expliquer le temps par tout ce non espace
et la curiosité, tenter de nous la faire
voir mais différemment , en supprimant la masse.
*
Nous forcer à penser, en ayant d'autres yeux,
tout en imaginant ce qui n'est pas ici,
comme dans un concert d'instruments silencieux .
*
Comprendre par le rien, le sens de l'abstraction,
ne plus jamais rien voir que dans des raccourcis
et pourtant succomber aux joies de l'émotion,
*
De ce peu le maestro nous en donne bien trop !
Mars 2019