La vie t’a recouvert d’un long sindon d’écailles,
Que les coups répétés, à force de batailles
Ont fini par transir de quelque pâleur blanche
Te faisant le décor où se veut ta revanche.
En l’homme tu ne crois plus, ils l’ont tant voulu !
De leurs douces caresses, à leurs vœux impollus
Tu as de la méfiance en ces champs de cautèles
Que tous ici déploient cachés dessous leurs ailes
Armée de ce constat, tu te fais une vie,
Allant de l’insouciance aux rêves inassouvis,
Prenant chez Epicure un peu de son jardin.
Et quand un beau matin, au détour d’un chemin
Tu rencontres l’amour, caché derrière un masque,
Tu t’enfuis en courant, criant à la tarasque !
Janvier 2019
Photo Patrick Wecksteen modèle Lena