N'est plus un coin de rue, sans croiser la misère,
sans voir des mains tendues et des regards éteints ,
sans voir, au bord de l'eau des radeaux de galère,
des sirènes perdues et du menu fretin.
*
Vous avez beau plonger , vos yeux dans vos smartphones,
occuper votre esprit, dans les cours des Echos,
vous n'échaperez pas à leurs regards atones
et à leur mise en scène à ces mots sans déco.
*
Et même si nos coeurs , submergés par le nombre,
tentent de ne pas voir, fermant leurs ventricules,
c'est dans notre conscience où reste un peu de sombre.
*
Qu s'est-il donc passé pour qu'en deux décennies
on ait multiplié par cent ces funambules
qui au fil de la vie tangeantent l'agonie ?
*
Montrant bien que l'humain , sur rien n'a plus la main…
novembre 2018