Ma mémoire me joue des tours,
en ayant oté de ma tête
celles qui une nuit, un jour
avaient été pourtant ma fête.
*
Alice , Astrid,Héléne, Eva,
Marie, Sylvie et celles là,
ainsi tout passe et puis s'en va,
disparaissant dans l'au-dela .
*
Et pourtant toi, quoi qu'il arrive,
tu restes là , toujours présente,
même si là , sur l'autre rive
tu es aux abonnées absentes.
*
Allez va donc savoir pourquoi,
parmi toutes celles dans l'ombre,
ton souvenir n'est jamais coi,
ressortant toujours de ce sombre.
*
Et quand là-bas , au bout du quai,
jetant un oeil sur mon passé,
il m'en faudra une évoquer,
je n'aurai pas de temps assez,
*
pour te dire , combien , la seule ,
tu me manqueras dans mon linceul
Novembre 2018
Illustration: toile de Iannis Nikou "les poupées"