Quand demain cet hiver, chaque année bien plus froid,
aura sur tes envies, étendu son grand drap,
recouvrant chaque jour , un peu plus ton orfroi,
est ce que tes regrets auront tous tes hourras?
*
Quand demain , ton corps sage, plus jamais caressé,
dépouillé de désir, sevré de tentation,
aura de ses besoins, leur soif, désamorcè,
ne déploreras-tu,pas cette abnégation?
*
Quand plus aucune main , en dehors de la tienne,
ne se fourvoiras plus, aux confins de ton ventre,
te faisant oublier : "Mon Dieu que la joie vienne !",
sauras-tu dans ta chair, noyer son épicentre ?
*
Quand plus jamais tes seins, de plus de frais de bouche,
se verront amputer, ne servant plus à rien,
étonnés chaque jour , que plus un ne les touche
quand hier ils remplissaient plein de mains de vauriens.
*
Quand là de ton instinct, tu auras bien compris
qu'au moulin de ton corps, n'est pas de marche arrière,
tu verras autrement, de ces moments le prix,
où tu pourrais sauter encore la barrière,
*
Sachant bien que parfois , il n'est plus d'autre fois ...
octobre 2018