Quand demain ton gamin, te demandera où
sont partis les oiseaux, qu'il a vu dans les livres,
je me demande bien ,comment pour ce tabou,
tu trouveras les mots, sans évoquer des vouivres.
*
Quand tous tes descendants te montreront du doigt,
pour avoir fait le mort, devant toutes ces morts,
en exigeant de toi, tout ce que tu leur dois,
sera t-il alors temps d'avoir quelques remords?
*
Quand enfin sur un banc, tu seras condamné,
à ne plus dépasser,pour n'avoir pas prévu
ce futur inquiêtant, ta soixantaine année,
diras-tu qu'on t'a pris , ici au dépourvu ?
*
J'espère que tu sauras aller au soleil vert,
sans trop te révolter, te sachant responsable,
que tu sauras pourquoi, tu as fait tout l'envers,
quand hier tu aurais pu, voir ça en tour de table.
*
Et ne dégage pas ta culpabilité,
disant que tu n'étais pas à tenir le manche,
tu avais un accès aux urnes en liberté,
ne leur fait pas le coup, de quelques effets de manche.
*
Si jamais ne revient, au printemps, l'hirondelle,
c'est que pour ton confort, choisissant le silence,
à ton discernement tu as donné des ailes
ayant à la raison, préféré l'opulence.
*
Alors si dans ces temps , les vieux , tous des maudits,
doivent emprunter aussi, le chemin des oiseaux,
qu'ils sachent qu'il payent là ,cette vie à crédit,
Où en cachant les chaines, ils se croyaient roseaux.
*
en ayant laissé faire ils ont trouvé l'enfer ...
Septembre 2018