Beautés qu’on emprisonne aux geôles des credos
Des statues pétrifiées sur des socles de sable,
Cachent leurs yeux éteints, secoués de sanglots
Sous des haillons de bure, au prétexte de fables
Esprit qu’on interdit aux vagues du savoir,
De lacs apprivoisés par des digues de pierre,
Couleur que l’on détruit à petits coups de noir
Par des tons de pouvoir au fard des cimetières.
Barrière délétère aux confins de la mer
Où naît une autre vie de besoins et d’envies
Empêchant d’avancer pour des idées d’hier.
Et aux rets désuets où le nul vous contraint
Se leurrant de vouloir enfermer les avis,
C’est le rythme du temps qui voit que c’est en vain !
décembre 2009