Allument à la cime des pins,
De longs filets indéfinis,
Donnant aux arbres un ton murin.
*
Le vent qui souffle dans les branches,
Fait frissonner tout le feuillage,
Le jour est là pour sa revanche,
La nuit peut plier ses bagages.
*
La forêt est à son réveil,
Pour commencer un jour nouveau,
Il ne manque que le soleil,
Qui doit monter sur le coteau ;
*
On a allumé les oiseaux,
Qui d’un seul coup piaillent partout,
Tel si on levait le rideau,
De cette pièce de Quatre sous.
*
A l’orée du bois les chevreuils,
Vont rechercher dans la prairie,
Ce qui n’est pas là dans leur breuil,
Pour combler leurs gros appétits.
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Et de l’humus encore mouillé,
Sont des odeurs de champignons,
Qui sous l’effet de la rosée,
Vont à la colonisation.
*
Dans le sous bois, là bas au loin,
Résonnent enfin les tronçonneuses,
Comme s’il fallait des témoins,
Pour voir cette journée radieuse.
*
Les fleurs sortent de leur torpeur,
Ouvrant au large leurs pétales,
Pour donner d’elles le meilleur,
Aux insectes qui se régalent.
*
La brume qui là sur la mousse,
Faisant au sol de gros nuages,
Fuit à va comme je te pousse
Dilapidant son héritage.
*
Les premiers rayons du soleil,
Se faufilant dans les ramures
D’une lumière sans pareil
Projettent au sol quelques jaspures.
*
Et tout là bas dans le lointain,
On entend en longues rafales,
Les caquètements, en refrains,
De ces pics bois sans vraie morale.
*
Et du haut de mon mirador,
Mes sens excités au plus haut,
Je jouis de tous ces trésors,
Me disant : ‘’mon Dieu que c’est beau ‘’
octobre 2007