J’ai rangé au grenier mes souvenirs d’avant,
Dans la malle en osier des années du bonheur,
Sachant bien qu’aujourd’hui, ne reviendra plus l’heure,
Où notre liberté caracolait devant.
*
Aux affres du progrès, du monde et du marché,
Tous ceux de la finance et leurs garçons de courses,
Pour ne pas perturber l’équilibre des bourses,
Ont tiré nos nations au niveau du plancher.
*
Nous parquant dans des camps sans aucun barbelé,
Nous privant de nos couilles aux couperets des banques,
Ils nous ont transformés en peuple aux dents de lait.
*
Et de tout leur mépris, de pain et quelques jeux,
Nous promettant la paix, ils gèrent tous nos manques,
En ayant bien pris soin d’en cacher les enjeux,
*
Nous fournissant le livre où n’est que le survivre …
Juin 2018