Ma main cherche ta peau sous ton pull en Cashmere,
Elle est là toute douce autant que cette laine,
Elle sent bon les fleurs, l’odeur de marjolaine
Et ces parfums d’orient de ces harems d’émirs.
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Je suis vite à tes seins, entourés de guipure,
J’en perçois les rondeurs, j’en caresse leurs bouts,
L’agrafe n’est qu’un détail, les libérant d’un coup,
Me faisant du réel en oublier l’épure.
*
Cédant à leurs ébats, c’est au tour de tes bas,
Appréciant c’et endroit où ta peau fait le lien
Avec ce peu de soie ,où tout est dans ce rien
Qui m’emporte déjà dans des soirs de sabbats ;
*
J’en franchis sa barrière, simplement de deux doigts,
Je découvre ce nid, où tout n’est que moiteur,
Du fond de sa douceur, je me fais visiteur
Recherchant ce plaisir qu’ici, là, je te dois.
*
Tes frissons me rassurent, tes petits cris aussi,
Roulant sous mon majeur, ta joie se fait bonheur
Et les sanglots perçus, en prenant de l’ampleur
Sont les plus jolis vers de notre poésie.
*
Et quand, bien inondée de bienêtre et d’envie,
Mon odyssée se fait, au gré de mes errances,
Je sens de toi et moi toute cette inhérence
Dont je ne comprends pas les pourquoi de la vie,
*
Ayant en émotion des milliers de questions…
Juin 2018
Photo : Patrick Wecksteen modèles : Victoria et Ed