A toujours vouloir voir ce qu’il y a là-bas
Juste après le tournant, on finit par louper
Ce qu’il y a de beau , ici en contre-bas
Au risque du réel, un jour de s’en couper.
*
Comme tous les poètes, à aimer les nuages,
A côtoyer le ciel et son superficiel,
On vit toujours ici, un peu comme en voyage,
En pensant que le monde est bien artificiel.
*
Alors, lorsqu’une fois, au détour d’un virage,
Le destin de sa main, change votre traintrain,
C’est tout votre univers, qui part en dérapage,
*
Vous n’avez plus le sens, des lieux ni des distances,
Vous allez jusqu’à perdre un peu de votre entrain,
Ne trouvant plus de rimes aux quatrains de vos stances ?
*
Tant c’est là le déni, de tout votre infini…
Juin 2018