Heureux tous ceux qui croient qu’il y a mille vierges,
Qui là-haut les attendent, en une sarabande
Et qui dans les lueurs, d’anges portant des cierges,
Ont déjà succombé à cette propagande.
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C’est vrai que ces fadaises, pour enfant de dix ans
Ont bien de quoi séduire un être sans espoir
Qui ici-bas attend, de tous ces mieux-disant,
Les promesses et les rêves où s’abîment les poires.
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Evident que la mort, pour tous ces innocents,
N’a plus rien d’effrayant, proposée en cadeau,
Même quand elle doit s’accompagner de sang.
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Et moi qui ne crois pas, confronté au problème,
Je suis là si curieux, que pour après le do,
Voir la note d’après, m’affriande à l’extrême,
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Me disant que pour l’heure : Ici, même pas peur !
Mai 2018