Depuis que tous ces loups sont entrés dans Paris,
Poussés par tout ce vent qui compte si souvent,
Les moutons tout surpris, payent comptant le prix,
En ayant les regrets de leurs beaux jours d’avant.
*
Ils n’ont rien vu venir, tous ceux-là du troupeau,
Leurs têtes façonnées depuis plusieurs années
Pour suivre des bergers, n’importe quel tempo,
Pourvu qu’ils aient des parcs, un peu engazonnés.
*
C’est donc sans sourciller, qu’ils vont se faire tondre,
Se faisant dépouiller, comme hier en quarante,
Où de leur liberté, on l’avait bien fait fondre.
*
Et c’est en rang, par deux, qu’ils vont à l’abattoir,
Pressés par des cabots, pour quelques os en rente,
N’ayant pas bien compris, leur sort, dans cette histoire,
*
Tant dans ce jeune loup, tout peut paraître flou !
Mai 2018