Ne compte pas sur moi, pour oublier nos nuits,
Ces soirs où plein d’envies, on allait du plaisir
En collecter son dû au-delà de minuit,
Nettoyant le sommeil, aux spalters du désir.
*
Jamais ne s’éteindra, au fond de ma mémoire,
Ces premières caresses et leurs si doux baisers ;
Mes mains dessous ton pull, en tout début d’histoire
Qui relisaient la page où il suffit d’oser.
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Ce petit bout de peau de ton bas à la soie
Qui ouvrait à mes doigts les portes de ce ciel,
Où de cris et de joie, on n’est plus du tout soi.
*
Et cette volupté qui s’emparait de nous,
Quand en apothéose, au plus de l’essentiel,
Nos corps n’en pouvaient plus, nous laissant à genoux,
*
Heureux de ce temps mort, précédent tes encore !
Avril 2018