Fais-moi toucher ce ciel qui n’est rien que sa peau
Fais le devenir noir afin qu’ici ma main
S’égare un peu partout en perdant le tempo
Qui lui laissait penser qu’il n’est qu’un seul chemin ;
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Qu’elle aille visiter tous ses petits recoins,
Que leurs doigts se faufilent aux plages de ses iles,
Qu’ils osent aller toujours un petit peu plus loin
En recherchant sa joie, d’être par trop agiles.
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Fais leur trouver l’étoile endormie sous le voile
Réveille lui ses hanches en remuant ses branches
Et surtout prends ton temps, afin qu’elle dévoile
Tous les petits plaisirs qu’elle gardait dans ses manches.
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Fais lui dire cent fois : « Que c’est bon et que j’aime ! »
En me griffant le dos pour laisser là sa trace,
Fais me la réclamer des vers de mes poèmes
Afin qu’elle se croit toujours à la préface ;
*
Et de ses lèvres émues, qu’à son tour elle donne
Cette félicité qui fera de mon corps,
Ce ruisseau de montagne, aux remous qui bouillonnent,
Cet effréné torrent aux cris de ses encore,
*
En nous mettant aux cimes où plafonne l’intime
Février 2018
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle : Emilie