Nos têtes qui disaient qu’il ne le fallait pas,
Quand par défi nos mains ne demandaient que ça ;
Nos raisons enchaînées au droit de l’au-delà,
N’attendait qu’un signal pour déchaîner nos bras.
*
Nos corps non rassasiés qui réclamaient leur dû,
Nos mots qui quémandaient des rêves éperdus,
Les portes de tes jambes déjà déverrouillées
Qui me criaient très fort que je pouvais entrer.
*
Les fruits frais de ta bouche hélant d’être cueillis,
De bien belles cerises au parfum de sucrin
Que mes lèvres affamées suçaient en rêverie.
*
Et ton ventre de terre, en sable noir et chaud
Dont j’avais deviné tous les petits chemins
Qui mimait ton envie au soleil de ma peau …
Octobre 2009
Photo: Patrick Wecksteen ; Modéle : Anhoa