Quand c’est demain de leurs entrailles
Qu’elles auront fait tout le travail,
A leur faire oublier Poitiers,
Cette rouste pas à moitié.
*
Quand il aura fallu mille ans
Pour qu’on ne soit plus vigilants
A rendre honteux Charles Martel,
Sans que ce soit accidentel.
*
Lorsque c’est la démocratie,
Qui vraiment tout en ineptie
Offre nos biens aux barbaresques
A en devenir ubuesque
*
Et qu’on se fait coloniser,
Nos élus si crétinisés
Qu’ils n’ont rien vu ni entendu
Ou qu’ils soient tous déjà vendus.
*
Et quand la moitié du pays
Croit même n’avoir pas failli
Alors qu’elle a pour la charria
Bradé nos ave Maria.
*
Jamais de toute notre histoire,
On aura vu tel offertoire,
Ou après le pain c’est le sang
Qu’on donne à tous ceux venus sans.
*
Et quand demain, sans aucun cas,
Nos filles alors toutes en burqa,
Auront oublié Hubertine(1),
Emprisonnées dans leur cuisine,
*
On se demandera pourquoi,
Tous ici, on est resté coi !
Décembre 2017