Te faut-il toujours ce moment
Où ta peau réclame son dû ?
Alors que tout ici te ment,
En disant que c’est défendu.
*
N’aurais tu plus jamais ce droit,
A tous ces grains du sablier,
D’avoir encore à cet endroit,
Le désir de tout oublier ?
*
Y aurait-il là un plafond
Qui t’interdirait ton plaisir,
Au nom d’adages bien profonds
Limitant l’âge du désir ?
*
Oublies donc tous ces préjugés
Qui te contraindraient au sommeil
Fais-toi très vite l’obligée
De ce qui fut hier ta merveille.
*
Parce que tu serais grand-mère,
Il te faudrait donc renoncer
A ces caresses éphémères
Qui ont enchanté ton passé.
*
Ne marches plus dans la combine
Et revois vite de tes bas
La soie que tu vas mettre en prime
Lors de tes tous prochains ébats.
*
Et du haut de tes soixante ans
Fais donc un pied de nez au temps !
Novembre 2017