Tes noirs ont les couleurs de toutes tes faveurs,
Des foncés des ténèbres aux gris des presque blancs,
De toutes tes aubaines, de toutes leurs saveurs,
Qui ne savent jamais se voir en faux semblant.
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Continent de mystère, aux jeux non transparents,
Tu fascines ou fais peur aux sons de tes sabars
Tant tu es nébuleuse ; et si on te comprend,
On ne lit que la soie qui orne tes tabards.
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Contraste permanent entre l’eau et le feu,
Capable du meilleur, également du pire
Tout paraît à tes yeux n’être rien qu’un grand jeu,
Quand certains ambitieux ne pensent qu’aux empires.
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Parfois bien enchaînée, jamais apprivoisée,
Tu sais de tes costumes arranger tes coutumes ;
De tes rouges poussières à tes ondes boisées
Tu estompes tes jours de tes nuits d’amertume.
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Epoustouflant creuset, d’où est venu le monde,
Aux multiples ethnies aux usages ineffables,
Où l’homme se voulant l’un des pions de la ronde,
Raconte un peu partout les rêves de ses fables.
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Endroit de l’avenir murmurant par la femme
Aux bras toujours levés et au courage inné,
Qui en plus du labeur en fait vivre son âme,
Consciente que par elle est là sa destinée.
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Errements de ce temps où s’enfuit l’énergie,
Pour aller chez les blancs y trouver tout ce gris,
Quand c’est demain ici que la technologie,
Saura de ses contraires remplacer les grigris.
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Contrée de petits frères à qui lâcher la main
Et à faire grandir en leur faisant confiance
Les laissant prendre eux-mêmes tous leurs propres chemins
En recherchant ensemble un peu d’intelligence,
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Sans voir dans leurs richesses toujours notre bassesse …
Novembre 2017