Le temps, cet assassin, qui se prend pour Rodin,
Modèle tout ton corps à l’aspect Botero,
Quand pendant cinquante ans, aux formes d’un ondin,
Tu avais su trouver l’ostentation du trop !
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Ça arrive sans bruit, sans tambour ni trompette,
Tu vois là dans la glace, une image inconnue,
Te montrant de ta chair sa version grassouillette
Te faisant renoncer à te regarder nu.
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Tu commences à sentir les cris de tes boutons
Prêts à ne plus pouvoir maintenir leur fonction,
T’empêchant de fermer pantalon et veston,
T’obligeant à revoir, toutes tes dimensions.
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Tu perçois à vue d’œil, la courbe de ton ventre
Attraper un rayon déstabilisant pi
Ne te permettant plus, même quand tu le rentres,
D’oublier que ton corps va de plus mal en pis.
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Dans les yeux de tes proches et malgré leur silence
De l’interrogation t’entrevois leurs reproches,
Te hurlant qu’ils ont vu toute la différence,
Qui fait de toi cet autre ayant de la brioche.
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Tu as beau t’affamer, de régime en régime,
Te mettre à la salade et à la glace à l’eau,
Aller bosser à pied te remettre à la gym,
Mais tout ça n’y fait rien, tu reprends des kilos.
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Et quand un beau matin, tu constates l’absence
De ce qui t’es utile au jeu de tes vidanges
Car sous l’incarnadin disparait ta conscience,
Tu voudrais de ton corps en négocier l’échange.
*
Sachant que ce surpoids crie que ce n’est pas toi !
Octobre 2017