Ne croyez surtout pas que je suis un poète
Car je ne suis en fait, qu’un tout petit feuilliste,
Qui du monde en décrit ses jours et ses tempêtes,
Disant ce que je vois, là du bord de la piste.
*
Je regarde nos grands se conduire en petits,
Vendant leur dignité pour des galons dorés
Et j’entends leurs discours, de pauvres mercantis
Qui voudraient bien qu’on croit qu’ils vont tout restaurer.
*
Je les montre du doigt, en me faisant l’écho
De toutes leurs errances au goût de beurre rance,
Balancées sans balance au gré de leur ego.
*
Je cache leurs méfaits sous de la prosodie,
Donnant à tous mes vers un peu de tempérance,
De peur de leur crier que des mots interdits,
*
Tant de l’ignominie ils en sont les zanis !
Octobre 2017