Lorsqu’on arrive au bout, que sont alors nos vies ?
Que reste-t-il au fond de notre cafetière ?
Que sont nos souvenirs, de toutes nos nuits d’hier,
Que voit-on dans le marc de nos belles envies.
*
De quoi se souvient-on et que conserve-t-on,
De tout ce qui percole, en-a-ton la mémoire ?
De nos soies gardons-nous, ainsi toute leur moire
Ou n’en nous reste-t-il que du grège sans ton.
*
J’ai pourtant bu du jus, qui valait le détour,
Des amers, des corsés, des âpres, des boisés
Et certains, il est vrai, m’ont mis en haut des tours.
*
Ce sont tous ces caouas qui restent dans ma tête,
Ceux si chauds et si forts, à m’avoir tant grisés,
Qu’ils donnaient à mes jours les couleurs de la fête,
*
Ces petits noirs, ces crèmes, dont parlent mes poèmes …
Juillet 2017