Avez-vous vu la mise en scène,
De ces temps de l’anthropocène,
Là où l’humain, bien de sa main,
Peut supprimer tous ses demains.
Déjà pour lui, le réveil sonne,
Lui annonçant, les mois d’automne ;
A courir après la croissance,
Il va devancer l’échéance.
Voyant là toutes les limites
De ce tout en avant de fuite,
Il s’aperçoit, mais un peu tard,
Que bien trop vite allait son char,
Ayant cru pendant très longtemps
Qu’il lui fallait que le printemps,
Il voit ce jour que trop de fleurs,
Ne suffit pas à son bonheur.
Alors cherchant à tout freiner,
Il ne peut que là s’éreinter,
Car sur plus rien il n’a de prise
N’attendant plus qu’une surprise
S’il veut passer deux mille cent,
Plutôt que des larmes et du sang,
Il devra être raisonnable,
Et du désert, doser le sable,
Ou bien c’est de l’anthropocène,
Qu’il fera la dernière cène ….
Novembre 2013