Quand demain, mon enfant, au nom d’une autre loi,
Tu devras te plier, oubliant ton passé,
En ayant renié, ton histoire et tes croix,
Me reprocheras-tu d’en avoir fait assez ?
*
Et lorsque toi ma fille, obligée de cacher,
Ta joie et ta beauté sous des chanteaux de toile,
Tu me demanderas pourquoi j’ai décroché,
Préférant au combat, d’ici mettre les voiles,
*
Je n’aurai rien à dire et en baissant les yeux
Et versant une larme à mon ignominie,
Je n’aurai devant toi qu’à rester silencieux.
*
Tu auras droit alors de venir sur ma tombe,
Pour cracher de dégoût, me traitant de zani,
Disant de notre temps, qu’on était que des strombes,
*
A avoir laissé faire, ici-bas, cet enfer …
Juin 2017