Des chaines les maillons, qui me relient à toi
Commencent à s’entrouvrir, tant la traction les tend,
Et si certains résistent, un, bien trop à l’étroit,
Te crie qu’il va lâcher, mais aucun ne l’entend.
Tu tires sur cet anneau, avec tant de vigueur
Qu’on veut savoir pourquoi, qu’on ne te comprend pas,
C’est toi qui en voulais, tu en étais l’auteur,
Pourquoi donc maintenant, vouloir tous ces dégâts ?
Je regarde ces ronds, un à un s’étirer,
Sachant parfaitement qu’ils ne tiendront jamais,
Ta bouche qui me ment, m’empêchant de lutter.
Le chainon le plus faible en premier craquera,
Nous laissant dans les mains que ce matin de mai,
Où le temps de l’amour, de tirage, expira …
décembre 2007