Le printemps n’est pas commencé,
Que déjà on en voit sa fin,
De quoi déjà nous annoncer,
L’aridité donnant la faim.
*
Là le monde se décolore
De teintures aux aspects changeants,
Nous renvoyant en anaphore,
Des saisons aux temps divergeant.
*
La pluie a fui tout le pays
Peignant les jardins en déserts
Et les oasis en taillis,
N’amenant là que la misère.
*
Et l’homme, en plus de tous ces vents,
En accentue la tragédie,
Devenant le seul adjuvant
Qui renforce la cécidie.
*
D’Ethiopie ou de Somalie,
Partout dans la corne d’Afrique,
L’humain nous expose sa lie,
Dès qu’il est là, question de fric,
*
Là où naquit un jour Lucy
Et où partout ça commença,
Serait-ce aussi, demain, ici,
Que par la faim, là tout cessa ?
*
Avril 2017