Quand l’amour, sans plus de nuance
Se veut au ton du noir et blanc,
Lui donnant de la confluence,
Pour n’en faire qu’un faux semblant,
*
Quand pour rechercher le plaisir,
On va jusqu’à l’humiliation,
Mettant des coups dans son désir,
Pour marquer sa domination,
*
Quand c’est au bout des cigarettes
Qu’on va chercher sa jouissance
Et qu’il faut ici qu’on vous fouette
Pour trouver votre délivrance,
*
Quand il vous faut ces endorphines
Pour enfin avoir un orgasme
Et que tous vos sens se confinent
A l’obtention de ces vieux miasmes,
*
C’est que vous n’avez pas goûté
Aux émotions par la douceur,
Aux fantaisies de volupté,
Aux délices d’un bon masseur ;
*
C’est que vous n’avez pas joué
Aux jeux des dix mille caresses
Sans trop jamais être enjoué
Par des promesses de tendresse
*
Et que vous n’avez pas compris
Ce qu’une langue et quelques doigts
Peuvent être souvent le bon prix,
De ce qu’à l’autre ici, on doit,
*
Sans exiger de saint André
Sa croix de sensualité …
Février 2017