Je fais souvent ce songe, honteux et mystérieux
D’un poème insolent que j’égraine et que j’aime,
Et qui serait pourtant, ni vraiment un blasphème,
Ni non plus une injure, et pas moins un adieu.
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Car il me ravirait ; ses strophes mélodieuses
Auraient pris au soleil, l’ardeur de ses rayons,
A la lune son âme et quelques émotions,
Faisant couler des larmes aux séditions curieuses.
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Serait ce un quatrain, un quintil, un rondeau ?
Son sujet, je ne sais ! il aurait des étoiles,
La lumière et l’arcane, en un joli halo !
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Son texte aurait les mots des femmes qui se voilent
Et sa sonorité approcherait les sons,
Que nous disait Verlaine en venant des violons !
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mai 2008