Telle une hyène fauve affamée de charogne
Elle rode partout constamment à l’affût,
Flairant la moindre trace et cherchant sans vergogne
Le plus petit débris et le moindre raffut
Nourrie aveuglément au fiel de la méfiance,
Avivée par la peur, le doute et puis le manque,
Elle ne cherche alors que tourments et souffrances
Tapie dans sa folie, cachée là dans sa planque.
Impossible triade, au prétexte d’amour,
Projetant des démons dans des cerveaux meurtris,
Elle attise la haine, attisant les tambours
Qui annoncent la mort de belle allégorie.
Hypocrite pulsion voulant coûte que coûte
Découvrir des versions de l’imagination,
A briser l’innocence, à voir la banqueroute
De son plus cher désir, de son inclination.
Ainsi, la jalousie emprisonne l’amant
Qui ne sait pas aimer, et qui ne le croit pas,
Dans un monde ou pour lui tout est insuffisant,
Là où son émotion devient paranoïa.
juin 2007