Do, si, la, sol, fa, mi, ré, do,
Je m’aperçois qu’avec le temps,
Va dans ce sens, ma libido,
Pour qui ce n’est plus le printemps.
*
Plus grand-chose aujourd’hui, me tente,
Mes besoins se sont fait la malle
Tant ils sont là, bien chez ma tante,
Au clou de feu, les fleurs du mal.
*
Je ne vois plus les petits culs
Qui hier encore me plaisaient,
N’étant même plus convaincu,
Par ces seins qui me ravissaient.
*
Je perds peu à peu mon émoi,
Sur toutes ces chutes de reins
Tant depuis des mois et des mois,
Pour moi le sexe sent l’aigrin.
*
Ne m’inspirent plus les corsages
Pas plus les lèvres et les bouches,
Je me contente de corps sages
Et me sens bien, seul dans ma couche.
*
A ne plus bien me reconnaître,
Moi qui pourtant, dans tant de draps,
Avait besoin de me repaître,
De toutes ces mains et ces bras.
*
Est-ce donc tout à fait ainsi,
Qu’on entre un jour dans la vieillesse,
Quand dans la gamme on a des si,
Pour chaque do (s), avant la messe ?
*
Et je me demande parfois,
Si d’un petit peu d’outremer
Je ne pourrais pas quelques fois,
L’avoir, ma foi, bien moins amer,
*
En ne trouvant plus ridicule,
A grands coups de Tadalafil
De faire passer la pilule,
En me remettant dans la file…
*
Décembre 2016