Sur l’orbe amphigourique ou tournoie ma folie,
La douceur infinie d’une éthérée planète
Modifia mon orbite, en me donnant envie,
De parler aux étoiles, en devenant poète.
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La queue de rat du temps qui faisait des copeaux,
De mes jours, de mes ans, étouffait peu à peu,
D’un quotidien mielleux le bleu de mes pinceaux,
Transformant ma palette, en un vieux camaïeu.
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Ce grand chambardement me remit au bonheur,
Au point que mon stylo, qu’on disait fatigué,
Devant ce renouveau, retrouva sa vigueur,
Pour dire le plaisir en pleins et déliés.
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Et les mots de ma bouche, à en devenir louches,
S’écrivaient en sonnets pour lire nos sommets
Transformant tout mon temps en œuvre sans retouche,
Offrant là à mes vers, un futur qui promet.
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Mais à ne tutoyer, que les plus hautes cimes,
Donne aussi aux auteurs les maux de l’altitude,
Cherchant leurs souvenirs tout au fond de l’abîme,
Cafardeux du passé et de ses habitudes.
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De vertige en vestiges, de sourires en soupirs,
D’amertume en tristesse, se répandit le spleen,
De tous mes jours d’avant, me privant de désir,
Allant jusqu’à brider, tout ce que j’imagine.
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J’ai donc repris mes mots, mon stylo, mes pinceaux,
Pour reprendre le lit de ce fleuve tranquille,
Sur lequel j’ai hissé le spi de mon bateau,
Sur la rive laissant ma muse et ses vétilles.
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Calliope, partie, éteignit le grand feu
Qui couvait dans ma tête, en allumant de rimes
Toutes les prosodies que me soufflaient les dieux,
Mettant ma poésie au devenir du mime.
*
J’ai refermé le livre et cette parenthèse,
Rangé mon grand cahier pas encore complété,
Essayant de comprendre, en faisant la genèse,
Si j’étais un poète ou si je l’ai rêvé.
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octobre 2007