De la Torah ou de la bible,
Mais tout aussi bien du Coran,
On dit ces trois-là, inaudibles,
Tant jamais on ne les comprend.
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Chacun y voit ce qu’il y veut
Et tous les tordus de la terre,
Les accompagnent de leurs vœux,
Souvent à coups de cimeterre.
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Pas comme le Kamasoutra,
Qui lui ne prêche que l’amour
Et qui à force de mantras,
Même la nuit, nous fait le jour.
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Une livre qui vous fait du bien
En vous apprenant le désir,
Sans jamais exiger combien,
Vous aurez dû, pour Dieu, souffrir.
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Un manuel, plein de bonheur,
Faisant de vous, roi des caresses,
En vous donnant au fil des heures,
Du corps de l’autre, la sagesse.
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Un elzévir de volupté,
Un incunable formidable,
Un traité de dextérité,
Mettant vos nuits à l’agréable.
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Des positions aux noms de fêtes
Des délices de missionnaires,
Des anagogies de levrettes,
A bouder les préliminaires.
*
Et si demain, d’autodafés,
On doit brûler tous les vieux livres,
Que celui-là et ses bienfaits
Qu’il soit le seul à y survivre,
*
Tant ce n’est jamais dans ses pages
Qu’est prôné la mort ou la rage…
Novembre 2016