Ils n’ont rien vu venir, ceux-là dans leurs palais
A croire que leur Reich allait durer mille ans ;
Ils n’ont jamais pensé que d’un coup de balai,
On allait vers dehors leur donner de l’élan.
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C’est que tous espéraient, que sous le camouflage
De notre république, ils avaient ad vitam,
La couronne et le sceptre ainsi que le lignage,
Qui leur donnent le droit de régner sur les âmes.
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Se croyant des monarques aux passeports divins,
Ils n’ont pas entendu, dans les rues de nos villes
Qu’on voulait de partout changer les échevins,
Pour tous les remplacer par la force civile.
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Convaincus qu’ils étaient la seule solution,
Pas la moindre seconde, au milieu de leur monde,
Ils ont pensé revoir une révolution,
Se prenant dans la gueule un choc, juste après l’onde.
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C’est que chez ces gens-là, on a bien trop de dents
A comparer aux autres et à faire briller
Pour voir de tous ces temps, ce qui est évident
Dans cette société de partout fendillée.
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Et il aura fallu, qu’au-delà de la mer
On élise des clowns, pour que dans leurs cerveaux,
Ils tentent de savoir, pourquoi de tant d’amer
Sont dotés tous ceux-là, qu’ils appellent des veaux.
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Reste encore à savoir, si toute cette élite,
Aura de la leçon, bien retenue la forme
Et sur ce continent qui partout se délite,
Saura qu’est venue l’heure où il faut la réforme,
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Elle a juste le temps pour un nouveau printemps …
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Novembre 2016