« Sur la crête des vagues, dès demain s’en aller,
Et de l’infini bleu, ne pas s’en consoler,
Quand sur des roses nues, tu jettes de la cendre,
En racontant partout, qu’ils peuvent aller se pendre … »
J’aime la poésie, pour ses allégories,
Toutes ses belles vues, où d’abord fort surpris,
On cherche là derrière, au détour de ses mots
Un sens bien profond, quand ce ne sont que maux.
Il est si amusant, de recouvrir les toiles
De toutes les tentures enveloppées d’étoiles,
D’emmener les curieux, par des petits chemins,
En les laissant penser qu’on est déjà demain.
Et en nommant le ciel, Comme une scène à lune,
En appelant la mort, ma dernière infortune,
Je me mets le costume où rêvent les poètes
En donnant à ma tête, un poids de jour de fête.
De tous mes catachrèses, où rien ne se comprend,
Je trouve des clichés aux échos si diaprant
Que je fini par croire, en toute modestie,
Que de tout le ciboire, je suis la sainte hostie.
Il ne me manque plus pour devenir Rimbaud
Qu’une blanche Ophélie, criant que je suis beau,
Dise, qu’en pleurant rose, se sent dans mes voyelles
Et même mes consonnes un style où sont des ailes.
Et il en est ainsi de tous les rimailleurs,
Qui croient que du Parnasse, ils ne sont pas d’ailleurs,
Se prenant pour Verlaine et même Baudelaire,
Quand dans tous leurs sonnets, ils n’en ont rien que l’air.
Alors si dès demain, vous me voyez tel, ça,
N’hésitez surtout pas, à réveiller mon ça
Car ce n’est pas avec, trois mots parlant de moi,
Qu’on doit avec émoi attifer mon surmoi,
Car qu’est donc un poème où n’est aucun je t’aime !
Mai 2015