S'enfilait le manteau des solitudes grises,
De laine d’angora aux poches rapiécées,
Laissant passer le rien des journées sans surprise,
Où seule d’elle-même ,elle se fait bercer.
Les heures qui défilent sans jamais s’arrêter,
La porte qui n’a plus le son du carillon,
Aux abonnés absents son zéro six planté,
Et la télévision en simple bruit de fond.
Les journées dans la glace à ne voir que sa face
Les livres survolés de peur qu’elle s’enlise,
Et tous ces mots croisés, que pour le temps qui passe.
Et planent les regrets de ses jours d’organdi
De la tête à son cœur comme des gourmandises,
Que lui offre le temps en guise de dédit.
juin 2008