N’ayant plus que le noir, à voir éternellement,
Quand le froid de la pierre sera mon seul carcan,
Je n’aurai de ma vie, plus la notion du temps.
*
Quand sur mon corps sans vie sera clos le portail
Qui sépare à jamais les vivants et les morts,
Fermant mon gros cahier, et résiliant mon bail,
Il n’y aura plus rien, pas même mes remords.
*
Mais toi tu resteras, poésie immortelle,
Ton envie ne pouvant jamais se dissiper,
Tant tu es de mon âme un point si essentiel.
*
Et quand les soirs de lune en manque trop intense
On relira mes vers jusqu’à les estamper
Ne soyez pas surpris de ma reviviscence.
*
Je reviendrai en muse, afin qu’on s’en amuse !
*
Octobre 2016