Ma tête est orpheline, à regretter ce temps,
Où sous chaque jupon, se devinait la soie
Et où un bout de peau, nous laissait un instant,
Imaginer ce ciel, qui jamais ne déçoit.
*
Le bas avait un charme à mettre tout en haut
Les joies de nos envies, en faisant de la jambe,
Un divin talisman, de guipure en rehaut,
Qui méritait cent fois, mes plus beaux dithyrambes.
*
Hélas l’avancement, sacrifiant l’esthétique,
A vite remplacé l’âme de ces féeries,
Par des bouts de nylon assemblés d’élastique.
*
Et pour un semblant d’aise, en faisant fi du rêve
A détruit la magie de cette allégorie,
D’un chiton que le vent, furtivement soulève,
*
Nous laissant inventer bien plus que la beauté …
Août 2016
Photo de Patrick Wecksteen ; modèles Fauve-Fline et Victoria