L’horreur…
Les nausées de l’ignominie
Et nos yeux embués de larmes,
Couvrent en partie, tout le vacarme,
D’un temps déjà à l’agonie.
L’horreur, depuis, au quotidien
A peint le monde aux tons du sang,
Mettant l’amour, sur le versant,
Où ne sont plus que vers gordiens,
Se vivent partout des tueries,
Des assassinats, des carnages
Tant on s’est mis, dans l’engrenage
Des cinglés de l’hara-kiri.
A la bourse des temps barbares,
La vie a perdu ses valeurs
Et sur l’Achéron, le malheur
A multiplié ses gabares ;
Au hitparade de la mort,
Pour avoir droit à leur vingt heures,
Tous les paumés, en un grand leurre,
Se veulent un soir en matamore,
Fuyant ce monde, à coups de bombes !
Juillet 2016