~~Cet hiver dans lequel s’avancent nos envies,
Comme des trains directs, au seul but d’une gare,
Ce froid qui nous remplit, nous freine et nous égare,
Nous montrant que la voie, quand si belle est la vie.
Ces temps de TGV, où avant de partir,
On veut être arrivé et où des paysages,
On ne sait même plus, qu’on est là, qu’en voyage,
Tant à nous et à l’autre, on veut bien se mentir.
Tous ces wagons plombés aux fenêtres occultées,
Où l’allure rassure et d’où on veut descendre,
Alors que le plaisir, n’est bien que d’y monter.
Et moi, presqu’arrivé, je rêve d’omnibus,
De petit tortillard, de micheline à prendre
Et de correspondance, voir même d’autobus …
Février 2015