~~Je sais que de là-haut, où n’est plus rien que l’âme,
En regardant en bas et en voyant ta vie
S’écrire par surcroit, en un joli dictame,
Tu sauras que ton corps, n’était qu’une exuvie.
Tu seras parmi nous à chacun des instants,
Dans les mots de tes fils, dans leurs rires et leurs peines
Et dans le bleu des yeux de tes petits enfants
On sentira toujours, l’extrait de ton haleine.
Tu n’es jamais partie, en ce matin d’hiver,
Tu restes toujours là, dans le fond de nos cœurs,
Ayant juste du pile, émigré vers l’obvers.
Et même après demain, quand la pruine du temps
Aura jeté son ombre au jardin des rancœurs,
Dans ton regard vairon, on verra le printemps.
Janvier 2015