Sens-tu venir demain, ce vent soufflant d’ailleurs,
Cette brise inconnue, apportant des senteurs,
Aux sons d’autres couleurs, aux cris d’autres fragrances,
Faisant naître l’envie, au lieu de cette errance.
As-tu vu de ce monde où changent les saisons,
Tout ce nouveau crédo, en guise d’oraison,
Où le moins, sans le plus, se veut dans le partage
Et où le d’avantage, a déjà ses bagages.
Vois-tu ces équilibres, aux assiettes d’hier,
Déjà se fendiller aux mots de nos prières
Et crois-tu, du pouvoir, de la gloire et l’argent,
Qu’ils sont bien l’avenir de ce temps de l’urgent.
N’entends –tu pas déjà, tous ces chamboulements,
Annonçant une époque où personne ne ment,
Tant même les plus gros peuvent demain matin,
De tous petits fretins devenir le festin.
Il est d’autres valeurs à la vie de la terre,
Que celles de ces jeux, aux règles délétères,
Qui nous mènent tout droit aux marges du trépas,
Si nous ne savons pas, vite changer de pas …
Novembre 2014